Collège St. Paul

J’ai toujours détesté les églises. Je suis à Rome, je traverse la nef, totalement émerveillé par la beauté des voutes de l’église Sant’Andrea della Valle. De l’or à perte de vue, que ce soit sur l’autel ou sur les parois des murs. Un rayon oblique traverse la coupole, un crucifix d’ivoire se dresse devant moi, j’observe la…

El pueblo es la Revolucion

Cuba, la destination dont je rêvais depuis des années ! Un pays que j’admire sans même le connaître. Je me souviens de tous ces films de mafia du Cuba des années 40, quand ce pays n’était rien d’autre qu’une colonie américaine et un paradis de la drogue. Une période néfaste certes, mais si excitante ! Plus que quelques minutes. Le paysage a changé, nous survolons à présent des terres et des habitations vétustes, je ferme les yeux et serre les poings.

Dans sa tête

Le tintamarre raisonne dans ma tête. Je suis assise sur mon lit, je regarde par la petite fenêtre. Les nuages sont noirs et s’accumulent, il pleut à verse comme souvent. Le murmure de l’eau m’apaise, me rassure. Je me sens faible, les battements de mon cœur s’accélèrent avant de diminuer abruptement. J’ai du mal à…

Oublier pour vivre, vivre pour oublier

Ma main frôlait les pierres chaudes, la lueur du soleil venait s’y poser délicatement. Cette couleur si particulière, cet ocre tellement unique. Je sentais la chaleur s’abattre sur mes épaules. Au loin, j’entendais le brouhaha d’un groupe de touristes. Plusieurs jeunes en tenue militaire passèrent en courant devant moi. Ils avaient tous des mitraillettes et…

Une histoire d’aujourd’hui

Il y’a dans ce monde, des personnes qui sont tout simplement au-dessus. Au-dessus des lois, des problèmes du quotidien. Le menton toujours parfaitement en avant.  Il y’a dans ce monde, tout le reste. Cet amas d’âmes qui guerroient si fort pour exister qu’ils en oublient de vivre leur histoire, faisant du mieux possible pour laisser une…

L’éternelle épouse

J’étais arrivé à la fin de mon voyage au Costa Rica. Pendant plus de 10 jours, j’avais sillonné ce pays d’une beauté qu’aucune parole ne pourrait décrire. Il rassemblait tous les paysages possibles, montagnes dénudées, plages paradisiaques ou totalement sauvages, longes étendues de collines granites ou verdoyantes. Il y régnait une atmosphère paisible où tout…

Déjà vu

Sofia avait le visage posé contre mon torse. Elle me dévisageait tout en me caressant la joue. Je la poussais légèrement et on commença à s’embrasser de toutes nos forces. On s’arrachait nos vêtements à toute vitesse. Son regard m’envoutait. Elle me défiait de la prendre. Elle m’invitait a le faire, mais me faisait comprendre que je n’en ressortirai pas indemne. C’était une énigme. Mon énigme.

L’amour 2.0

Des courses sexuelles… je ne savais même pas que ça pouvait exister ! Vu que ça semblait normal, alors pourquoi devrais-je être le seul con à ne pas en profiter ? C’est vrai, quelle différence y’avait-il entre ça et toutes ses applications à la con ? Se réduire à une photo et une description vide de sens, ce n’était rien d’autre que du self marketing. Au fond, cet endroit n’était que la suite logique de la civilisation pourrie dans laquelle on vivait depuis trop longtemps.

Way out

Je venais de me réveiller, le train ne roulait plus. J’avais bien pioncé, on s’endort toujours bien après plusieurs litres de bière. J’ai remarqué que j’étais pieds nus, j’étais pourtant persuadé d’être monté dans ce wagon avec mes pompes. On avait dû me les voler, ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait. Je…

Ce qui reste de l’amour

Quelqu’un tapait à la porte d’entrée. Je n’attendais personne et je venais à peine de sortir de la douche si bien que je portais encore mon peignoir. J’ouvris et aperçu la face avinée de Bernie. Il me regardait en souriant puis passa devant moi en me poussant. Il se prit une bière dans le frigo…

La fille sans prénom

Je crevais de penser à elle. Brune, de longs cheveux ondulés, ses yeux en amandes. Je ne l’avais vu qu’une seule fois. Son visage n’était pas si incroyable, je n’aimais pas particulièrement son menton et ses joues étaient trop hautes, cela dit, quelques fractions de seconde, c’était tout ce qui m’avait suffi pour comprendre que…

Ne tuez pas la mémoire

Je ne sais plus quoi faire. Je suis assis sur cette chaise qui me fait mal au dos, j’ai cette tasse de café insipide, en face de moi alors que je n’ai même pas soif. Tout me semble si petit ou est-ce mon désespoir qui s’étale. J’en sais rien. Courir après ce que je n’ai plus,…

Covent Garden

J’étais dans le métro. J’entendais la voix féminine qui annonçait les stations. Je me suis demandé à quoi elle pouvait bien ressembler. Autour de moi, beaucoup de visages fatigués, des traits tirés, minorités ethniques, Lower class londonienne, rentrant du turbin. Elle m’avait donné ma chemise. Elle était dans mon sac. Je retournais chez moi. Quel…

Anna

J’étais dans Anna. Son regard brulant, ses lèvres sensuelles se crispaient. On était au point stratégique, où les spasmes remplacent les mots, où la jouissance embrasse la raison. Elle me fixait de ses yeux de bête, assoiffée de sexe. Je sentais tout, voyais tout, comprenais tout, à l’instar d’un épileptique en phase d’extrême lucidité. Que…

À Maria

Je n’ai pas encore parlé de Maria. Je fume un café crème, mon coude droit contre le rebord de mon balcon. Les nuages sont hauts, les arbres ondulent, éclairés par le faisceau de la lune. Je me sers un autre verre. J’allume un autre cigare. J’ai la tête qui tourne. J’aime cette sensation de perdition….

L’amour en deux temps

1 Je pense à tout ce rien, à toi, moi, nous ou elle. Je ne sais pas qui je suis et je n’ai pas envie de le savoir, je te connais, ça me suffit. Je veux simplement continuer de respirer un peu, non pas beaucoup, seulement assez pour vivre à tes côtés. Je souhaite juste…

Salopard de Faucon

Debout dans le RER B. Je me dis que c’est bien la plus grande carotte de l’histoire. 9,70 le ticket pour être entassé comme des sardines dans des wagons pourris, sans clim, déjà amortis depuis 40 ans. J’observe toutes ces faces dépitées, tirées par les affres du quotidien, l’horrible traintrain de l’homme moyen. Ça se…

Chimères

Le souci dans cette charmante histoire, c’est le prélude. Ce qu’on m’a conté avant que tout commence. On m’a poussé à regarder le trailer[1]. Ça paraissait sacrément bandant. « Tu es maitre de ton destin mon enfant, tu es quelqu’un d’unique, si tu veux une chose, tu y parviendras » je suis tombé dans le panneau. Ils pensaient…

4 mois : Pâle Septembre- Chapitre I

 « Tu annonces le dernier ricochet de l’été, comment pourrais-je t’aimer ? » Au départ, y’a une fille, Julie. On ne fait jamais rien sans raison. On peut se dire qu’on le fait pour soit même, mais au fond, y’a toujours une personne qui nous pousse à agir dans la bonne ou la mauvaise direction….

T’es qu’une ordure

Il était une fois, Elle a commencé comme ça cette histoire, dans le passé, sans me prévenir. On m’avait demandé de la poursuivre au présent, on m’avait supplié de jouer les prophètes, on m’avait dit : « t’en fais, tu vas voir, ça va aller ! » alors j’ai parlé au futur sans même savoir…

Cet air là

Je chantonne cette douce mélodie, me la répète comme une foutue litanie. Tu sais, c’est celle que tu avais l’habitude de fredonner entre tes dents, celle qui m’avait toujours agacé. Je n’arrive plus à me souvenir de la fin. Quelle était cette dernière note ? Debout, appuyé contre le mur, j’observe avec fascination tout autour…

Les pauvres gens

De nouveau dans ma piaule, seul et reclus. Je me laisse enivrer par mon ami Chablis. Il me fait tourner la tête, m’aide à tout oublier. J’avais ce choix à faire, mais je ne me souviens plus lequel. Il me semble juste que c’était important, comme souvent. Je suis prêt de la fenêtre. J’observe le…

5 Meses

Ça faisait 5 mois que je lui courrai après. La première fois que je l’ai vu, c’était un mardi. Une soirée latine placée sous le signe de la salsa, des Espagnoles, des latinas muy calientes. J’étais venu avec Arnaud, un ami. On débarquait l’air de rien, j’allais me prendre une blonde, histoire de me réveiller….

La folie te guette

« — Tu te prends pour qui ? T’es grotesque, tu crois qu’t’as toujours raison, tu penses que les autres sont débiles, tu crois avoir les meilleurs arguments, mais t’es qu’une putain de merde, tu t’imagines être un révolutionnaire, mais t’es qu’un trou duc. Che Guevara il te pisserait à la gueule en rigolant, il…

Où es-tu ?

Ciel voilé, la pluie vient de cesser, ta main dans la mienne me ferait traverser les pires tourmentes. Reste un peu, je t’en supplie, avant que tu ne partes. Reste, juste pour un moment. Je me sens si fort avec toi, comme si j’étais une autre personne, plus confiante, impassible, bienheureuse. On avance sur ce…

À celles

À toutes ces places où j’étais et ne suis plus. À celles que j’aimais et qui ne me chérissent plus. C’est si dur de ne pas savoir où on va. De se rendre compte qu’on n’arrive pas à être l’architecte de sa propre vie. Si difficile de constater que d’autres y parviennent si naturellement. Que…

À toi

J’éprouve quelques spasmes nerveux, je vais enfin la revoir, Cassandre, je souris. Non vedo l’ora. [1] Juste derrière moi, un véritable pandémonium. Je suis à Piazza Garibaldi, la gare de Naples. La ville vient de s’éveiller et l’éruption est perceptible. Des marchands de chaussures, des scooters à foison, des passants affluant de toute part. Naples, je…

Robe Rouge

Je broie du noir sur un banc de la fac. Mon cours commence dans 20 minutes, je me fais tellement chier, du jamais vu. Je regarde deux poules qui se disputent. Elles sont à deux doigts de se tirer les cheveux. Encore une histoire de mec. Drôle. Une robe rouge passe soudainement devant mes yeux….

Saudade

Au-delà des chimères que je m’attarde à rechigner durant des heures, insatiabilité, ambition démesurée, je souffre de toutes les affres du mâle blessé qui ne réussit pas assez. Je suis une bête malade. La jambe droite me démange, encore ces fourmis qui se promènent un peu partout. La douleur s’estompe, la jambe gauche me gratte…

Ta gueule et sois un homme !

On est tous assis dans ce bus de merde, sages comme un troupeau de moutons shootés au crack. Je me dis qu’il faudrait que je devienne riche, que d’être pauvre, ça me coûte vraiment trop cher. J’ai encore pris la compagnie de Ryan. Pour moi, ça représente exactement la parfaite vie de merde, on se…

Dieu avait raison

— Ça t’arrive de ne pas avoir envie de ta meuf ? balançais-je à Bernie.
— J’ai pas de petite.
— Imaginons.
— Avec Chloe ouais. Mais c’est normal non ? C’est possible d’avoir la flemme, d’être crevé, de penser à autre chose…
— Comme te pogner ?
— Par exemple…

Love in two tones (L’amour en 2 temps)

1st Tone I’m thinking about all this emptiness. You, me, us or her. I don’t know who I am and I don’t need to figure it out. I know you, that’s enough. Right now I just want to continue to breathe a little, not too much, just enough to live by your side. Today I’d like…

Olga

–Non ce n’est pas la vie ! Justement, on nous a mis cette idée folle qu’on devait tous faire des mioches, que c’était une espèce d’accomplissement au vrai bonheur. Que la fille devenait femme en étant mère. Le garçon, homme en étant père, prenant ses responsabilités de bon père de famille. Mon Dieu quelle connerie ! La vérité c’est que Pampers, comme toutes ces marques qui nous sponsorisent de la naissance au cercueil cherchent juste à agrandir leur marché. Cons de consommateur que nous sommes, nous avalons ces pubs par tous les orifices et on en redemande.

Tessie

Ruelle isolée, brise légère, faisceau monochromatique, Tessie n’était plus, Doug embrassait l’inconnue. Elle le touchait un peu partout, elle le désirait plus que tout, il était incandescent, bien trop loin de la raison. Elle glissa ses doigts sous son jeans, il fit de même. Elle gémit, il était excité comme jamais, elle lui prit la main.

A eux

« Un sentiment étrange, une tristesse inexplicable, une voix en détresse, oú écouter Billie Holiday sans s’arrêter… » J’étais assis par terre, sur le quai de la gare. Autour de moi, d’autres personnes rêvassaient, fixant les rails sans rien dire, comme des âmes éteintes. La pluie tombait avec fracas sur le sol. Sur la plateforme d’en face,…

Tu es mienne

Jamais je n’aurais imaginé être assis sur cette chaise quand je lirais ces mots.  Souvent, j’y avais pensé, mais je me sentais comme rongé de l’intérieur, une douleur me prenait l’estomac, me coupant le souffle. La réalité, je ne la voyais pas du tout comme ça. Cette catin est toujours plus crue, elle n’essaie pas…

What a Wonderful World

Laura avait reporté leur rendez-vous à samedi soir. Doug avait prévu de prendre un verre avec elle. Seulement eux deux. En tête à tête. « Ça pue le sexe à plein nez, pensait Doug. »  Il avait rencontré Laura au travail, ils étaient devenus très complices, mangeant souvent ensemble le midi, mais Doug était persuadé qu’après cette…

Ces jours qui passent

J’étais assis sur un banc, je ne faisais rien, je patientais. Je n’attendais pas le bus, il venait de passer juste devant moi. Je n’étais pas monté. Je ne savais plus trop si je voulais marcher ou non. J’avais envie de prendre le temps d’observer tous ces gens, où allaient-ils ? La sirène d’une ambulance retentissait,…

C’est New York ! – (Part 3/3)

Je m’étais arrêtais ici, je reprend là: La lumière était dorée, l’ambiance parfaite. Je ne pouvais espérer mieux pour cette nouvelle rencontre. Notre conversation semblait interminable, aussi mon amie et sa flatmate décidèrent d’aller fumer une clope dehors. Elles voulurent nous laisser toutes les deux, mais on insistait pour qu’elles restent. Même si je trouvais…

C’est New-York ! – (Part 2/3)

Je m’étais arrêtais ici, je reprend là: Je suis rentré chez mon amie toujours aussi bouleversé. Le World Trade Center m’avait totalement tailladé l’esprit. Cette vérité dégueulasse avait été une prise de conscience beaucoup trop forte. Je l’avais vu comme des millions de personnes à la télé, mais la distance faisait passer la pilule plus facilement….

C’est New-York ! (Part 1/3)

Je venais d’atterrir à New York. Quelques heures plus tôt, j’étais en Arizona. J’avais eu une réunion d’affaires. Des meetings, des Chinois, de la bouffe, de l’alcool, des Américains, encore de la bouffe, toujours des Chinois. Je n’avais pas arrêté de manger. Ça se déroulait à Scottsdale, une ville dont j’ignorais l’existence avant mon arrivée….

Un intermittent, mon amour…

Il était 12.35 am. J’avais les yeux fixés sur le panneau lumineux en face de moi. J’étais sur commercial street, au croisement de worship street. Sur ma droite un couple discutait. Elle était brune, devait avoir trente ans, vêtue sobrement de noir. Lui semblait un peu plus âgé. Il portait un béret à carreau, de…

Le tapis de l’Hawaiienne

Je n’avais pas envie de me réveiller ce matin, je faisais un rêve bien excitant. J’étais dans un parc avec une jolie blonde que j’essayais d’embrasser à tout prix. Comme toute meuf, elle ne voulait pas et chipotait, je pédalais dans le vide comme un con. J’élevais mon pitch et puis au moment où elle…

La foto sotto l’albero

Traduzione da Alessandra S. Ancora questo cazzo di dolore lancinante. Vorrei trapassarmi il petto, mi guardo intorno, non trovo niente di abbastanza tagliente. Lei mi manca. Mi connetto a Facebook per spiare la vita dei miei amici immaginari e trovo solo coppie della mia età, felici di trascorrere il primo Natale insieme. Alberi di Natale,…

Entre le zist et le zest

J’étais sur le bord de mon lit. Mon portable était sur le sol. Je l’avais lancé. Clara m’avait répondu. Je n’allais pas la voir, pas ce soir. J’avais mon Ukulele dans la main, je jouais quelques notes sans vraiment réfléchir. Asa flottait dans ma tête. Je n’arrivais pas à me retirer cette chanson. Quel était le titre ? Je ne savais plus rien. Je me suis dirigé vers la cuisine, j’ouvris le frigo, je n’avais pas faim. Je n’avais envie de rien. La musique avait laissé sa place à des images. Clara. Son sourire, ses cheveux bruns qui descendaient sur ses épaules arrondies, ses taches de rousseur, son odeur parfumée, sa simplicité dans tout, que ce soit dans le choix de ses vêtements ou sa façon de parler. Clara, qu’est ce que j’ai fait ?

Anna (English)

I was in Anna. Her burning eyes, her sensual lips twitched. We were at the strategic point where spasms replace words, where pleasure embraces reason. She stared at me with her beast eyes, hungry for sex. I was feeling everything, seeing everything, understand everything, like an epileptic in a phase of extreme lucidity. Whether that…

Pour un peu de tendresse (et un peu plus aussi…)

Il l’a rejoint vendredi soir sur la place du Commerce à Nantes. Sophie l’attendait devant les grandes colonnes de la FNAC. Elle portait une jolie robe noire qui flottait doucement au gré du vent. Elle ne l’avait pas encore remarqué. Doug s’approcha d’elle et lui saisit le bras. Elle sursauta.

Beautiful Africa

C’est en étant assis sur ce maudit siège Ryanair, que je me suis dit que l’enfance était la seule période de la vie ou l’on pouvait être pleinement heureux. Passer du rire aux larmes, comme cela, en 5 secondes, oublier ce qui blesse et sourire simplement. Par le hublot, j’apercevais une petite fille, elle devait…

L’estero é una cittá (da Bitto-Italiano)

Un articolo da Bitto : Sono tanti gli articoli su chi vive all’estero, tanti quelli che dipingono le vite e le esperienze di chi va via dall’italia e ne narrano le abitudini. L’italiano all’estero é cosí, fa questo ma non fa quello, é attaccato alla sua patria e ne é distaccato. Ognuno alla sua maniera interpreta…

A’ me (italiano)

Non ora, cerca di socchiuderli ancora una volta, solo un po’, aspetta due secondi prima di aprirli. Prima, vorrei che tu immaginassi che tutto sia leggiadro intorno a te, a chi importa cosa c’è che non va, lascia perdere. Ci pensi già troppo. No, non stai precipitando nel fondo dell’oceano. Di’ a te stesso che…

A moi (français)

Pas maintenant, essaie juste de les clore encore. Un tout  petit peu, attends deux secondes avant de les rouvrir. Avant, je veux que tu t’imagines que tout est délicieux autour de toi, on s’en tape de ce qui ne va pas, oublie. Tu y penses déjà trop. Non, tu n’es pas en train de t’enfoncer…

4 mois : La valse de Décembre- Dernier Chapitre

« Au premier temps de la valse Toute seule tu souris déjà Au premier temps de la valse Je suis seul, mais je t´aperçois » Le vent glacial me souffle en pleine face. Les arbres sont totalement nus. Les oiseaux se sont tus, la nuit brumeuse tombe. Depuis plus d’une heure, je suis assis sur un banc…

4 mois : Mon délice de Novembre- Chapitre III

« Novembre, quelle est cette douce mélodie ? Tu me fais guincher comme jamais, je suis ton rythme insensé, perds la raison, respire avec ivresse. Le carillon de la liesse. » (le début de la série ici) Lise +18 « — Tu aimes quoi dans la vie ? Quelle est ta passion ? » Elle me regarde. Elle semble totalement égarée. J’ai…

4 mois : La bouffée d’octobre- Chapitre II

« Octobre, à ton contact la saveur estivale n’est plus, les feuilles mortes se ramassent à la pelle, tu pallies l’horizon de ton triste voile gris »  Je me roule dans mon lit, je n’arrive pas à fermer l’œil. J’entends les gouttes qui frappent le bitume avec indifférence. À présent, c’est au tour de mon radiateur de répéter une…

Ce soir, c’est ta nuit…

Doug avait prévu d’aller au cinéma, il venait de se lever. Il avait passé une nuit agitée, hanté par ses vieux démons. Il regarda dans son frigo, il y’avait deux bières et rien d’autre. Il crevait la dalle. Son modeste T1 lui fila la nausée. Il prit sa veste et s’apprêta à sortir. Lorsqu’il ouvrit…

Bernie

Elle était devant lui, chaude, prête à exploser. Elle croisait les jambes, il mourrait d’envie de l’aider à faire le contraire. Elle le regardait avec ses yeux magnétiques. Ni une ni deux, Doug se leva d’un coup et la plaqua contre le mur façon old fashion movie. C’était pas mal, ça avait l’air de lui avoir fait de l’effet.

Souris pov’ con !

J’ai vu une page blanche alors j’ai écrit. Ce n’est pas plus compliqué que ça, faut pas chercher midi à quatorze heures, ça me permet de coucher tout ça, de relativiser, de me dire qu’il n’y a pas que mes problèmes sur cette terre. Une mouche vient de se poser contre le mur, un enfant…