¿Donde esta el negro? – Dernière partie

Je m’étais arrêté ici,  voici la suite :

Pour le début c’est ici :

On arrive devant la boite, ce n’est pas le bon videur. J’en étais sûr. Shemy revient et nous dit que c’est 25 balles l’entrée. On le déteste tous, on vient déjà de raquer pour le taxi. Il s’active et aussi incroyable que cela puisse paraitre, il finit par le trouver. Le mec est énorme, ses bras font mon corps, tout entier. Il nous fait passer gratis. La grande classe, je m’en veux d’avoir été si médisant. On débarque dans la boite, l’endroit est désert. Pas une chatte. (:O !) Il n’est qu’une heure. C’est encore très tôt ici, les Espagnols prennent leur déjeuner à cette heure-là. À peine rentré, l’albatros joue le Seigneur Majestueux. Il a la bonne idée de commander une bouteille, il donne sa carte en souriant. 200 euros, c’est ce qu’il y a écrit sur le TPE lorsqu’il veut faire son code. Trop tard pour le moon walk garçon.

Il a l’alcool généreux le bonhomme. Il se ramène avec le précieux Graal et essaie de nous le refourguer. « Eh, les mecs, on partage pour la teille ? », personne ne lui répond. Il me regarde, je regarde ailleurs. David se casse l’air de rien aux toilettes, Jérémy est déjà sur le dance-floor et a commencé à aboyer. Reste JP qui annonce qu’il a assez bu et va vomir. Mais sinon il aurait dit oui. Facile. Seul Shemy n’a rien dit. L’albatros se tourne vers lui et lui fait ses yeux de Chat Potté : « Miaou, miaou » Shemy sait qu’il est dans la merde. « Miaou, miaou ». Je file sur la piste de danse. Je commence à parler à une Espagnole plutôt jolie, une blonde vraiment pas mal avec des formes très caliente. Je lui fais un classique « estas muy guapa » totalement ringard et elle sourit, sûrement de pitié. Cela dit, elle aurait mieux fait de fermer la bouche. C’est le chantier par ici, smile certifié Daemon one. Je remarque qu’elle zieute avec insistance derrière mon dos. Je tourne la tête et je vois Jérémy saoul comme jamais. Il regarde toutes les filles avec un air de chien enragé. L’Espagnole est comme emportée vers lui. Elle s’approche à quelques mètres de lui et il met sa grosse patte sur elle presque instantanément. La pauvre, la voilà souillée, perdu dans l’océan du mal, de la débauche et de la luxure. Je suis un peu vexé, concurrence de merde. Ce n’est pas grave, Jérémy est bien plus bourré que moi, il ne tiendra pas la longueur. Il commence à danser avec la blonde et moi, j’attrape une de ses copines. Elle est pas mal, brune, des cuisses bien charnues, une bouche appétissante, je décide de l’embrasser. Mes lèvres plaquées sur les siennes, je continue de zieuter la petite juste derrière. Sa pote, c’est en quelque sorte mon apericube. Jérémy pelote sa poule comme un fou furieux. Je suis impressionné et fais pareil avec mon saumon (mon préféré eh eh eh). Au bout de 30 minutes, la mienne me dit qu’elle doit rentrer chez elle. Elle me plante comme une merde. Je tourne la tête à droite et remarque que Jérémy dort, affalé sur une banquette. Il a laissé sa blonde. Il est cuit, parfait. Je décide de chercher la petite. Avant, je passe par la table voir les gars.

L’albatros et Shemy se sont sifflé la bouteille à deux et ils ont l’air totalement pleins. Je n’ai aucune idée d’où sont JP et David. Sûrement en train de faire les fous quelque part. Je finis par apercevoir la blonde. Je m’approche d’elle et commence à lui faire mon numéro d’illusionniste. J’ai envie de récupérer ce qui m’appartenait de droit. Je lui dis que c’est elle que je voulais depuis le début, pas sa copine. Elle me dit que j’ai déjà embrassé sa best friend… « non, mais Whatever quoi !», je lui rétorque que sa meilleure amie n’est plus là et que je suis vraiment en manque d’affection. Elle est pas mal, je vois qu’elle hésite sévère à plonger du côté obscur. Elle me demande où est mon pote, je lui réponds qu’il est rentré avec sa meuf. Technique de squale. Elle a l’air dégoûtée. Elle finit par craquer. Alors que je la pelote à mon tour, je vérifie que Jérémy est sagement en train de dormir. Je lorgne à l’endroit où il pionce et je m’aperçois que la place est vide. J’ai un énorme coup de speed. Je décolle ma bouche de ma nouvelle proie et cherche à ma gauche. Je sursaute, je reconnais le gris de sa chemise rayée. Il se tient juste dos à moi sans bouger. Il est là, raide comme un piquet, aviné au possible. Je dois agir vite avant que ne se pointe l’orage. Je décide de prendre la main de la blonde et de filer dans un autre coin de la boite. Je l’emmène près d’une salle souterraine. Je croise David et JP qui me demandent ce que je fous là. Je leur réponds que je ne fais que trainer. Ils zieutent la petite et ne font pas le rapprochement. Je souris comme un constipé, ils finissent par se barrer. La blonde m’embrasse et me propose de la suivre sur la plage avec des amis. Elle me présente à ses potes. Deux mecs super balèzes. Ça sent le plan pas très catholique. Je n’ai pas envie de me retrouver avec quelque chose dans les fesses alors je détourne gentiment l’invitation et retourne zoner sur la piste. Il est 6 heures, l’albatros a mal au portefeuille, Shemy se demande comment il va faire pour payer la moitié, JP et David veulent se pieuter, quant à Jérémy, il semble, au bout du rouleau. La soirée a défilé à une vitesse incroyable. On regagne le parking, direction la Zafira pour une nuit 5 étoiles.

Après une nuitée dégueulasse où j’ai eu le droit au pied de Jérémy dans la gueule, au réveil trop matinal de JP (qui s’éveille toujours avant tout le monde sans que personne ne comprenne pourquoi) on a eu droit à la quinte de toux de David pendant au moins 10 minutes. Je décide de sortir prendre l’air. Je croise Shemy qui est dans un très sale état. Il était parti s’épancher dans les chiottes. « La porte était fermée, du coup j’ai refait la peinture, finit-il par m’avouer. » Classe. On choisit d’aller se balader sur la Ramblas. L’albatros dort comme un bébé, impossible de le réveiller. Ce type pourrait pioncer n’importe où sans aucun problème. On finit par le laisser dans la caisse. Alors qu’on marche sur la Ramblas, les gars commencent à parler de la soirée d’hier. Tout le monde a des trous noirs, David et JP nous expliquent qu’ils avaient trouvé une salle mortelle en bas avec de la pure musique. Shemy nous avoue que l’albatros a déconné avec sa bouteille. Ils me trouvent bien silencieux et finissent par me demander ce que j’ai fait. Je leur parle de mon apericube, comme ça, l’air de rien. « Moi je dansais avec une pure blonde, ajoute Jérémy, mais après je ne sais pas où elle est partie ». « Ah ouais ? Chelou, tu sais les Espagnoles, elles sont un peu comme ça, finis-je par dire. » Ils acquiescent. Intérieurement, je jouis. De toute manière, je l’avais vue le premier, d’abord ! JP nous annonce que c’est l’heure de visiter le parc Guell. On se regarde dans les yeux, on sait que ça sera hard après une telle soirée. On retourne à la Zafira, l’albatros vient d’ouvrir les yeux. Il nous demande pourquoi on ne l’a pas réveillé. On l’insulte chacun notre tour, puis on démarre.

Le parc est splendide. Nous sommes tous les 5, marchant d’un pas tourmenté, faisant des photos et des poses de touristes un peu partout. L’albatros a un marcel noir à vomir. Les poils de son torse ressortent par le col. On dirait un gitan dans la ville. On se fout bien de sa gueule tout en reprenant notre souffle à chaque montée. Au bout d’une heure, Shemy nous déclare qu’il a une petite faim et qu’il connait un endroit parfait pour manger : le Rodizio. Il nous explique qu’il avait testé ça à Lisbonne avec Jérémy et que c’était incroyable. Il nous parle de la viande à volonté que l’on découpe devant toi, de la saveur du bœuf importé des fermes brésiliennes, de l’ambiance made in brazil, bref il nous vend un repas d’exception pour 20 balles. Je suis loin d’être partant, il insiste et ne veut rien savoir.

***

« Mais c’est là, j’en suis sûr ! Peut-être qu’on ne le voit pas bien ! » Ça fait exactement 45 minutes qu’on zone avec la voiture. Shemy ne trouve pas le restaurant. « On n’a qu’à se faire un autre truc, ça ne me dit pas trop de mettre 20 balles de toute façon, je n’ai pas super faim perso » finis-je par proposer. « Non c’est mort, on avait dit qu’on ferait ça, on le fait ; rétorque Shemy furieux, arrête de faire ton relou pour une fois. » Connard. C’est moi qui fais mon casse burne là ? Ce mec est insupportable, il est têtu comme une mule. « Je veux du steak, de la bonne viande, j’ai besoin de vitamines » finit-il par ajouter en rigolant comme un attardé. Ouais c’est ça, souris tant que t’as des dents, enculé !

Ça fait 10 fois qu’on fait la même route. Il crie que c’est impossible. Il demande de l’aide à Mappy David lequel prend le plan et regarde, bien trop heureux de sortir sa science. « Alors, alors, voyons voir, lâche-t-il en prenant la carte. Au bout de 5 minutes, on a le verdict du pro. “Non je ne comprends pas, selon la carte ; tu devrais continuer tout droit sur 345 mètres, non attends ; je dirais 425 mètres plutôt et après, tu devrais prendre à droite et pendant 35 secondes ou peut-être 45, continuer tout droit et ça devrait être en face de l’intersection. » Tout droit, à droite et en face, finit-il même par répéter  Il me déprime totalement à se prendre pour la carte, on se croirait dans Dora l’exploratrice. On finit par se garer et on se met à chercher à pied. JP perd patience, Shemy check de tous les côtés. Jérémy a de plus en plus de mal à traîner sa carcasse. Au bout d’une dizaine de minutes ; on atterrit devant le restaurant. Shemy rentre, la tête haute. On le suit. Je suis sûr qu’il a la trique ce con.

***

Assis au Rodizio, restaurant soi-disant brésilien de Barcelone, j’observe mon pauvre petit verre de vin minable. Autour de moi, les apôtres. On a tous des têtes de déterrés, on fait peur à voir. Shemy ne parle pas, il a raison. Il se contente de nous regarder. On le sent au fond du sac, écrasé par le poids de la culpabilité. Jean-Pierre jette ses frites, « c’est dégueulasse » lâche t’il en jetant un œil vers Shemy. Shemy baisse les yeux. David rigole et boit une gorgée de sa blonde. L’albatros, le mec le plus cool du monde, semble satisfait, de toute façon, tant qu’il y’a de la bière, il a le smile. L’infâme Jeremy ne dit mot, trop occupé à dessouler. J’ai choisi de ne pas manger et j’ai bien fait. Tout le monde a la rage d’avoir payé 20 balles pour cette merde. Ce n’est pas comme si on ne s’était pas fait violer la veille dans un bar à tapas. La viande était froide et sans saveur, le buffet à volonté, une véritable horreur.

Je le regarde avec insistance, je souris, c’est le moment, il le sait. Une goutte de sueur ruisselle sur son front. Il voit que je suis prêt à parler, à retirer le poignard que les autres lui ont déjà planté à plusieurs reprises : « Tu sais Shemy, je pense que je te l’avais bien dit, non ? On aurait pu manger ailleurs ! » Il baisse la tête, il est à terre. Je le piétine.

On finit par quitter les lieux, tous un peu énervés par cette histoire de merde. Je savoure et file au Burger King. On laisse Barcelone. Arrivés à la Jonquerra, on fait à nouveau nos petites bites. Jérémy aperçoit une fille qui attend au loin. « Je ne pense pas qu’elle soit là pour le bus celle-là », balance-t-il. On se dirige avec la Zafira vers elle. Elle nous regarde et voit 7 mecs à l’intérieur. Elle doit s’imaginer qu’elle va prendre très, très cher, mais respire ma grande, on est juste curieux. Elle nous donne les tarifs, je ne sais pas trop si c’est cheap ou pas, ne connaissant pas les prix du marché. (Promis, juré) Je plains la petite, elle doit avoir notre âge. On se guette tous un peu honteux. On sent un genre de malaise. On lui souhaite une bonne journée, bien remplie (facile) et on se tire.

Sur la route du retour, je songe à ces 2 jours. J’observe Jean-Pierre, il semble en pleine méditation, il sourit et regarde machinalement les lignes de l’autoroute, elles défilent, placidement, les unes après les autres. Il doit certainement penser à Marie. Ils s’aiment tellement, qui sait, ces deux-là finiront même par s’épouser. Je tourne la tête, David dort profondément. Il a l’air si paisible, sa belle lui manque plus que tout, il doit lui tenir la main en ce moment même. J’espère sincèrement qu’ils se retrouveront et marcherons à nouveau ensemble.

On est jeunes, mais on a tous conscience que, bientôt, ce genre de virée entre nous seront plus rares. Dans le futur, il faudra penser à deux, prévoir à deux, vivre à deux. Je sens une légère nostalgie puis omets ( ???), non pour l’heure, je me dis seulement que ce voyage est une histoire savoureuse, un récit entre amis avec des hauts et des bas, de la traîtrise et de la fraternité, enfin, je me dis que c’est une histoire qui mériterait d’être narrée.

FIN

(Sortez les mouchoirs)

Une belle brosheme
Une belle brosheme

Puisque je suis une ordure et que je m’ennuie souvent,  j’aime laisser des commentaires inutiles sur TripAdivsor :

(Clique si tu te fais chier, sur le nom du restaurant pour découvrir le commentaire de merde d’une ordure)

Le Rodizio

Vineria San Telmo

PS : je tiens a dire que pour le premier avis, Frites avec deux T devrait être puni par la loi, quant au second, je n’ai pas voulu dire que les serveuses étaient bonnes, je ne suis pas un goujat non plus ! j’ai simplement voulu écrire « mais bon… » Que voulez-vous, mon portable a le sens de l’humour.

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