Ce qui reste de l’amour

Quelqu’un tapait à la porte d’entrée. Je n’attendais personne et je venais à peine de sortir de la douche si bien que je portais encore mon peignoir. J’ouvris et aperçu la face avinée de Bernie. Il me regardait en souriant puis passa devant moi en me poussant. Il se prit une bière dans le frigo et finit par se poser sur le sofa. Il mit ses godasses crades sur la table. Je le fixais sans parler, je n’avais pas spécialement envie de voir quelqu’un chez moi, mais ce n’était pas du genre à s’en aller aussi facilement.

– Tu sais, commença-t-il, ce matin je me disais, si on m’avait donné 1 euro à chaque branlette, je serais surement milliardaire aujourd’hui.

– Je pense aussi, mais je ne vois pas pourquoi on te filerait de la tune pour te pogner

– Pas faux.

Silence

– Tu viens de te laver ?

– Non j’aime juste être en peignoir.

– Nice.

Silence

– Tu sais pourquoi j’adore le chiffre 2, reprit-il.

– Dit toujours…

– Car toutes les bonnes choses sur cette terre viennent par paire. Une bonne paire de seins, une bonne paire de fesses, mes couilles… j’adore mes couilles.

– J’aime bien mes couilles aussi.

Silence

– Je me tape ma voisine en ce moment. Me dit-il tout en se rendant dans les chiottes décharger la bière qu’il venait à peine de finir.

– T’es sérieux ? T’as vraiment pas peur toi ! ta petite te rend souvent visite pourtant non ?

– Oui, mais t’inquiètes, je maitrise. Il avait laissé la porte des w.c. ouverts, je voyais sa queue. Il se retourna et vit mon regard sur sa tige. Il me lança un sourire malsain. C’était mon plus proche ami, il était totalement répugnant.

Bernie était avec sa poule depuis plus de 5 ans. Il l’avait trompé des tonnes de fois, mais il était toujours parvenu à le cacher. Je me suis dit que c’était peut-être ça la solution pour être heureux en ménage. Trahir avec des filles insignifiantes, juste pour le sexe, ainsi il ne développait pas de rancœur, jamais il ne pensait « Je suis avec elle donc je ne peux pas me la faire » non, il suivait simplement ses instincts. Avec Cassandre, il m’était arrivé de vouloir la tromper, dans le sens purement animal, plus par envie bestiale que par réelle volonté.

— Tu penses que j’ai niqué trop de meufs ?

Bernie était à présent dans la cuisine, il se préparait une tartine de fromage, c’était censé être mon repas de ce soir. J’étais affalé sur le sofa, je regardais une tache sur le plafond, je me demandais comment j’avais bien pu la faire.

— Aucune idée, tu crois en avoir niqué trop ? me répondit Bernie en s’asseyant devant moi dans le vieux fauteuil que j’avais trouvé dans la rue.

Silence

—… Non, je me dis qu’on ne le fait jamais assez de toute manière, tu sais, quand tu vois toutes ces femmes partout, elles sont si belles, tellement attirantes, parfois je me sens comme un putain de jardinier bloqué dans une serre exotique…

— Moi, ce que j’envie le plus, ce sont tous ces mecs bien rangés. Ceux qui se contentent de ce qu’ils ont.

— Exactement, moi je m’imagine toujours que je pourrais avoir mieux.

— Même quand tu étais avec Cassandre ?

Sa remarque me fit une sensation étrange, comme si quelqu’un m’avait pris le cœur et était en train de le piétiner en ce moment même.

— Honnêtement, oui, finis-je par lâcher après quelques soupirs, tu sais, quand elle m’a quitté, une de mes premières pensées fut : « bordel, je pourrais m’en faire d’autres ! » Je me sentais soulagé de me dire que j’avais encore le temps de faire plein d’erreurs, de connaitre d’autres filles avant de trouver la bonne… peut-être qu’on est foutu ! On s’imagine toujours que le pubis est plus vert chez la voisine, qui peut vivre comme ça ?

— Possible, maintenant, tu peux réussir à mettre un lion en cage, mais ne t’attends pas à le voir bander. On est condamné à ne jamais être content de ce qu’on a, c’est ce qui nous pousse à nous dépasser.

— C’est surtout ce qui nous enferme dans notre propre tristesse. Je ne me suis jamais senti aussi vide qu’en ce moment. Pendant des semaines, après le turbin, je passais des heures sur ces applications de merde. Tinder, Happn, OkCupid, toutes ces conneries, je les avais toutes sur mon téléphone.

— Et ?

— C’était pitoyable, tu aurais dû me voir, cherchant désespérément la plastique parfaite. « Celle-ci est mignonne, OK, oh et puis elle… trop gros nez, oh, mais attends, elle semble avoir de gros seins, bon allez ça passe, je LIKE. » Je n’étais rien d’autre qu’un putain de boucher en inspection à l’abattoir. Et de leur côté, que pensais-tu qu’elles se disaient ? Same rengaine ! « Oh pourvu qu’il soit assez grand ! Et qu’il ait un super job et puis qu’il sache faire les CUNI tant qu’à faire ! »

— J’espère que tu sais au moins les faire sinon t’es mal parti niveau critères de sélection !

— Très drôle connard. Mais pour tout t’avouer, ce n’est pas ça le pire, venait ensuite la rencontre. La parfaite pitrerie, le jour J marqué au sperme dans mon calendrier. C’était trop simple, trop easy d’y aller, de leur parler, de les faire rire, de sortir toujours les mêmes phrases qui faisaient mouche. C’était comme si je devinais exactement ce qu’il fallait dire, à quel moment je devais faire ceci ou cela, tous mes gestes étaient parfaitement calculés, je savais quand lui toucher la main, quand lui caresser les cheveux…

— Et ?

— Tout cela n’est rien d’autre qu’une de mise en scène que j’ai déjà joué trop de fois. J’ai l’impression d’être un compositeur condamné à toujours interpréter la même mélodie, bloqué sur cette stupide rythmique…

— Litanie délirante…

— Ce n’est pas ça l’amour ! Tout ceci, les « DATES » ne sont que du sexe minutieusement orchestré. On gagnerait plus de temps à écrire « JE VEUX BAISER » sur un T-shirt et sortir dans la rue en attendant que la première vienne nous descendre le slibard. Ce serait tellement moins hypocrite.

Et beaucoup plus productif… cela dit, il y’a bien des petites qui cherchent vraiment l’âme sœur sur ces sites-là, non ?

— Peut-être, mais la majorité que j’ai rencontrée semblait faire pareil. Elles savaient quand sourire, comment se pencher pour je puisse bander comme un idiot devant leur jolie paire. Quand s’approcher de moi, où poser leurs jambes sur la mienne. Mordiller leurs lèvres. J’en peux plus, de tout ça, je te jure mon pote. Avant, je ne vivais pas comme ça, j’avais vraiment le sentiment que je vivais des choses palpables, réelles, que la fille que je rencontrais avait des chances de devenir la dernière. Aujourd’hui, je ne peux plus y penser tellement cette utopie me semble ridicule…

Silence

— Je sais à chaque fois comment toute cette mascarade se déroule, finis-je par reprendre. On arrive aux dates, on s’embrasse, on se chauffe. Puis, dans 90 % des cas, on finira par niquer le soir même ou le soir d’après, par ce qu’au fond, ça termine toujours comme ça de toute manière. On se bourre la gueule pour mieux faire passer la pilule puis on se jette sur un lit et on récite cet acte qu’on a appris à faire je ne sais comment. On récite et on jouit. On textote et on s’oublie. On efface les numéros, assez de sperme aura coulé sous les ponts. Next. Quand ce n’est pas moi qui me comporte en parfait connard, c’est la fille qui s’en charge. Je te jure mec, j’en peux plus de tout ça, j’en peux plus de vivre comme ça.

Bernie fixait la fenêtre sans rien dire et fumer de petites taffes. Mes paupières étaient humides. Il vint à côté de moi et posa sa main sur mon épaule. J’avais le cœur lourd. C’était la première fois de ma vie où je ne voyais aucun sens à mon existence, où ma présence et mon absence semblaient si étroitement liées qu’elles représentaient un résultat identique à l’équation.

– Baiser sans penser au lendemain, c’est comme vivre sans s’attendre de mourir. Un jour ou l’autre, t’es obligé de finir par le faire si tu veux garder toute ta tête. Tout ne peut pas être rose tous les jours, ton problème c’est que tu as trop cru à l’amour et regardes ou cette salope t’a gentiment mené ? Tu sais pourtant que cette catin est loin d’être aussi facile que ces meufs que tu rencontres ! Notre vrai souci c’est que nous sommes terriblement faibles. Nous avons eu toutes les cartes en mains à plusieurs moments dans notre vie et nous avons toujours fini par perdre la manche. Regarde-moi, 5 ans avec Sophie et je la trompe sans que ça ne me fasse même plus sourciller. Je ne souffre plus ! L’instant d’après, j’oublie et je jette tout au fond du puits, un peu comme cette capote qui décore la cuvette des chiottes une fois que j’ai tiré mon coup…

– Ouais, c’est vrai, j’ai rencontré toutes ces femmes géniales, tellement qu’il en faudrait plus d’une vie pour toutes les connaitre vraiment. À chaque fois, je n’ai pas réussi à saisir à quel point elles l’étaient. Je me suis dit que je trouverais mieux ailleurs. Tu sais, je ne me demande même plus quand je tomberais sur celle avec qui je partagerai vraiment mes jours, au lieu de ça j’ai affreusement peur de savoir qui sera la prochaine que je ne parviendrais pas à garder.

– Ca finira pas venir…

Silence

– Je sais pas… Et toi, tu ne veux pas la quitter ? Pourquoi restes-tu avec elle si tu la trompes autant ?

– Je n’ai pas le choix mec, je ne supporterais pas de me retrouver seul et puis je tiens vraiment à elle. Je pense que je l’aime elle ne me suffit juste pas. J’ai besoin d’elle, mais aussi d’elle et d’elle, de toutes ces femmes dans ma vie pour me sentir exister.

– La gourmandise…

– Ouais, tu sais, je suis lucide, dit-il en soupirant, c’est possible qu’elle finisse par se barrer, quand elle en aura marre de tous mes mensonges et qu’elle ouvrira vraiment les yeux sur la merde que je suis… dans le fond, j’espère que ça arrivera. Qu’elle découvrira tout et que je serais fait comme un rat. Je ferais alors ce que je fais de mieux, broyer du noir dans mon coin et boire à en finir malade.

– Si tu veux son bonheur, pourquoi tu ne lui dis pas directement que tu la trompes ? Elle pourra t’oublier et passer à autre chose.

– Je ne peux, je sais qu’elle souffrirait trop.

– Quoi tu penses vraiment que tu la protèges  en faisant tout ça ? J’espère que tu ne le crois pas vraiment ?

Silence

La pluie avait commencé, on ne parlait plus, on n’avait plus rien à se dire. On se détestait de se sentir aussi pitoyable. On se contentait de regarder les gouttes se déposer sur la vitre. Les voitures klaxonnaient dans la rue, c’était surement l’heure des embouteillages. Un type venait de sonner chez mon voisin. Les deux hommes étaient à présent sur le palier et nous étions là, à écouter aux portes sans rien dire. L’alcool me faisait tourner la tête, je me sentais un peu plus détendu. Mon cigare me brûlait le palais, je tirais de plus en plus fort, quitte à m’embraser et souffrir physiquement pour changer.

Je jetai un œil sur Bernie, des larmes glissaient le long de sa joue. On était grotesque, on n’avait aucun avenir ici-bas. On manquait de volonté, de discipline, de courage, de beaucoup trop de choses essentielles.

C’était dommage, comme tout le monde, on avait pour dessein de participer au jeu.

On n’avait juste aucune envie d’appliquer les règles.

582915 2-M190-P1-1895-5-B Toulouse-Lautrec, Henri de; 1864-1901.

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11 réflexions sur « Ce qui reste de l’amour »

  1. Bonsoir,
    je suis ton blog avec grand plaisir.
    Ce que tu écris est très juste, lucide, d’une grande tristesse, avec beaucoup d’amour entre ces lignes désabusées. J’aime énormément ton écriture, elle vient du cœur.
    Ça m’aide à comprendre cette souffrance qui m’anime dans ce que je ressens chez l’homme et la femme, mon destin est marqué par ces problématiques, c’est inscrit dans mon histoire familiale, ces hommes en errance d’Amour… De femmes aussi.
    Et puis tu oses dire ce qu’aucun homme n’oserait avouer, ta lucidité ne peut pas être soutenue par beaucoup d’hommes, elle doit être difficile à maintenir.

    Il existe cependant bel et bien autre chose, chez l’Homme, chez la Femme, qui transparaît aussi dans tes écrits comme une frêle et timide intuition pourtant très présente.
    Je vis cet autre chose avec mon mari. Cet autre chose est bien réel, l’Amour, le vrai, l’union divine et sacrée.
    Je commence tout juste avec encore beaucoup de difficultés, à l’expérimenter.
    Il est vrai que cela demande du courage, du travail et de la persévérance, beaucoup de difficultés aussi mais ce qu’il advient alors est au delà, bien au delà de tout ce qu’on pouvait s’imaginer dans nos rêves les plus fous. Et pourtant, je suis une grande rêveuse, depuis toujours.
    Nos rêves peuvent devenir réalité, oui.
    L’amour existe oui, il se vit notamment en couple et s’étend à l’infini tout autour et il est présent même chez le pire des “connards”, simplement il ne s’exprime pas, il se cherche.

    Connais-tu ce livre fabuleux de Jacques Ferber, L’amant tantrique ? Je te mets un extrait ici (j’ai même l’intro scannée que je pourrai t’envoyer par mail si tu veux en lire un peu plus) :

    « Nous les hommes donc, nous avons parfois l’impression de bien nous connaître, et surtout de connaître notre sexe en pensant que nous avons fait le tour de la sexualité. En fait, il n’en est rien. Nous disposons, sans le savoir souvent, d’une puissance de plaisir et d’amour considérable, d’une véritable centrale nucléaire d’amour extatique. Mais cela demeure invisible pour la plupart d’entre nous. Nous vivons sans nous rendre compte des potentialités incroyables de notre être, nous demeurons figés dans des schémas biologiques et culturels qui se sont intégrés à nous de telle manière que nous les croyons nôtres. Et cela est particulièrement vrai pour la sexualité. Après des siècles de puritanisme et de contraintes, les années soixante dix ont ouvert la porte à une libération sexuelle qui a donné lieu à des débordements malheureusement parfois aussi préjudiciables que la répression précédente. Chacun essayait de se sortir des cadres trop rigides de l’époque précédente, mais sans réellement prendre en compte l’autre, certains même en profitant pour « se faire des nanas » sous le couvert de libération.
    Le tantra rejette aussi bien le puritanisme que le débordement licencieux, afin de vivre la relation en conscience, et relier sexe, cœur et esprit en une danse joyeuse où puissance d’être et abandon à la vie s’épousent. Ce sont les noces alchimiques du masculin et du féminin, aussi bien à l’intérieur de soi, qu’à l’extérieur, la rencontre entre l’homme et la femme symbolisant l’union des principes masculin et féminin.
    […] En écrivant le paragraphe précédent, je me rends compte que ce genre de phrases, il y a quelques années, m’auraient laissé totalement froid. Je pensais que ce type de discours n’était qu’un assemblage de mots ayant au mieux une portée poétique, mais sans signification réelle. Mais cela correspond à une expérience que chacun peut faire et dont on sent la portée lorsqu’on y a goûté. Pour donner une image, on peut dire que la sexualité tantrique est à la sexualité ordinaire ce qu’un repas dans un restaurant trois étoiles est au fast-food.”

    Pardonne ces mots en réponse à un roman, j’ai hâte de voir évoluer ce personnage qui commence à se chercher, toute quête commence par une traversée du désert, conscience douloureuse qui se meut en bonheur radieux.

    1. Elise9, que dire de ce commentaire parfaitement écrit et qui me touche énormément. L’extrait de Jacques Ferber est incroyable. Je vais bien me procurer le livre. Pour ce texte, je l’ai écrit en regardant autour de moi, en analysant certains des couples que je connaissais, en réfléchissant a ces relations courtes duré que j’avais entretenu. Je suis persuadé que cet amour comme tu le décris existe. Je ne suis pas encore arrivé au point de mes deux personnages. Je prends à plaisir à me dire qu’ils sont ce que j’aurais pu devenir, si je n’avais pas eu la force de toujours y croire. Ma plus grande peur cela dit et d’un jour d’abdiquer et de finir comme eux, mais ça, ce sera probablement l’objet d’une autre nouvelle. Merci encore !

      1. 🙂
        Oui, il en faut de la force pour y croire, encore, toujours et faire que nos rêves deviennent réalité !
        Tu vas te régaler avec Ferber, on le lit ensemble le soir avec mon mari, on a presque fini, ce livre est absolument génial, à mettre entre les mains de tous les hommes et de toutes les femmes !!!

        Et oui, je me doutais que tu n’es pas tes personnages, nous sommes tous reliés et cette forme d’empathie que nous avons nous fait grandement évoluer.
        L’écriture est un art magnifique qui nous permet ce recul et à la fois cette plongée magnifique au cœur de l’humain dans toute ses facettes, nous sommes un peu de nos personnages et nous sommes aussi bien autre chose, ce quelque chose encore inconnu qui pourtant se cherche ardemment.

        Vraiment, tes écrits sont précieux et sortent du lot, ils sont super importants pour beaucoup d’hommes et de femmes. Qui oserait aborder ce sujet, devenu presque tabou alors qu’il est plus que jamais d’actualité, avec autant de lucidité ET de bienveillance…? Avec de l’espoir en plus…?! 🙂
        Vraiment merci à toi, continue d’écrire (et même je dirais, cherche à te faire publier).

  2. Je découvre ton blog avec ce post que je trouve très actuel. Je ne peux vraiment pas prétendre avoir ne serait-ce commencé à te cerner vu que je n’ai rien lu d’autre mais, pr la première fois dans ma vie d’internaute, tu m’a donné envie de réagir. J’espère que tu ne m’en voudras pas.
    Je t’ai lu avec pas mal de tendresse (les âmes en peine sont l’un de mes dadas), un peu d’amusement et une pointe d’agacement.
    Pour l’avoir beaucoup pratiquer, je sais que l’auto-apitoiement (attention, j’utilise ce mot sans méchanceté, mais je n’en trouve pas d’autre) donne l’impression d’aider à se supporter – « j’ai conscience que je suis une ordure et je m’en veux, c’est déjà pas mal » – mais n’a jamais fait avancer personne, c’est facile et finalement assez lâche.
    Si j’ai un conseil, tiré de mon expérience personnelle, le jour où tu auras vraiment envie que les choses changent, arrête de penser et agis. Les choses fonctionnent aussi dans l’autre sens, on sous-estime l’impact de ses actions sur son propre état d’esprit.
    Et il me semble que tu as déjà presque ttes les réponses à tes questions dans ce post 😉

    1. Oh ! je te remercie pour ce commentaire ! Après il s’agit de littérature et ce qui a de magique justement, c’est la limite entre la fiction et la réalité. Je me suis bien entendu inspiré de plusieurs elements de ma vie pour écrire ce dialogue, mais je ne suis ni Bernie ni Doug (le narrateur).

      Je partage effectivement leurs points de vue, cette idée que l’amour devrait autre chose qu’une consommation boulimique, une quête ridicule de la fille (mec) parfaite. Des couples qui restent ensemble juste pour ne pas se quitter (theme que j’ai deja aborde dans Anna)

      Je suis ravi que tu découvres mon blog. Ces dialogues font partie de la série Doug et Bernie, mais deux loosers en puissance que j’adore faire vivre à travers ces quelques lignes. Certains de mes textes sont beaucoup plus personnels cela dit et c’est vrai que mes histoires finissent rarement bien. Merci !

      1. Et bien je suis admirative dvt ce texte qui décrit, selon moi, une réalité assez triste. Je suis sans cesse surprise de voir à quel point les hommes et les femmes sont aujourd’hui enfermés dans des rôles et une incompréhension mutuelle totalement artificielle qui leur compliquent la vie. Après les pubs, magazines et autres qui nous ont si bien complexés sur notre physique, j’ai l’impression que qqe chose – que je n’arrive pas totalement à identifier – est à l’origine d’une idéalisation du couple qui nous formate et nous pousse en effet à chercher tjs mieux. Bref, je pense que je vais suivre ton blog avec intérêt 🙂

  3. Ça faisait un moment que je n’étais pas venue ici et quelle erreur c’était ! J’adore te lire, très sincèrement. C’est vraiment drôle : malgré l’absence d’amour que tu décris dans ton texte, ça se sent clairement qu’il a été écrit avec beaucoup de cœur. Ou de talent. Les deux sont liés dans tous les cas 🙂

    1. Merci Polina pour ce commentaire ! C’est toujours un plaisir de te lire également et de t’avoir par ici !

  4. Je ne suis pas du genre à laisser des com’ quand je lis quelque chose, mais là j’avais envie, de partager mon ressenti de manière très brève.
    Je trouve que ce texte reflète une mentalité qui domine dans la société d’aujourd’hui (en Occident je dis bien) et qui me chagrine plus qu’autre chose.
    Mon côté idéaliste d’artiste a tendance à se faire dévorer par un côté pessimiste et désabusé…
    Enfin bref, merci pour ce texte !

  5. « Tu sais, je ne me demande même plus quand je tomberais sur celle avec qui je partagerai vraiment mes jours, au lieu de ça j’ai affreusement peur de savoir qui sera la prochaine que je ne parviendrais pas à garder. »
    Ca résume plutôt bien mon état d’esprit actuel, c’est même assez flippant. Je ne sais pas si je me reconnais dans tes mots parce qu’ils sont proches des miens ou si c’est justement parce que je n’aurais jamais pu les écrire. Bizarrement, un peu des deux je crois.
    Ca m’a fait penser à mon époque Tinder, que je viens d’arrêter. Je suis allée au bout de l’expérience, un peu à la façon de tes protagonistes, la fast séduction, les fakes qui vont avec aussi, tous ces gestes répétés, ce manque d’adrénaline à la fin parce que finalement, t’as même plus l’espoir que « ça » fonctionne.
    Je suis tombée sur ton blog en lisant un article sur la sapiosexualité, sachant que je me reconnais sur pas mal de point au niveau de ce penchant. Du coup, je pense que tu comprendras quand je te dis que, peu importe comment tu es, ça m’aurait plu de tomber sur toi/un mec comme toi sur Tinder. Je suis sûre que t’aurais eu une bête de description qui aurait sû s’accorder avec le sarcasme et la dérision de la mienne ahah …

    1. Oui, c’était vraiment la pire époque de ma vie, je suis ravi qu’elle soit terminée. Je ne me suis jamais aussi senti comme un objet totalement vide de sens. Je suis ravi que mes histoires te plaisent ! Tu devais lire le blog de ma chère Connasse parisienne dont j’apprécie aussi beaucoup les textes ! Oh oui, les personnes sarcastiques sont celles qui m’amusent le plus !

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